Rage du raton laveur : plus de municipalités du Centre-du-Québec s’ajoutent aux zones visées par des restrictions
L'interdiction vise notamment les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides. (Image d'illustration Pexels) Alors que la rage du raton laveur continue de progresser au Québec, le ministère de l’Environnement prolonge l’interdiction de transporter certains animaux vivants dans des municipalités situées autour des secteurs où des cas de rage du raton laveur ont été confirmés. Cette interdiction, en vigueur jusqu’au 6 octobre, s’étend désormais à 24 municipalités du Centre-du-Québec, majoritairement concentrées dans les MRC de Drummond et de Nicolet-Yamaska.
Les municipalités de Baie-du-Febvre, Drummondville, Durham-Sud, L’Avenir, La Visitation-de-Yamaska, Lefebvre, paroisse de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, paroisse de Sainte-Perpétue, Pierreville, Saint-Bonaventure, Saint-Cyrille-de-Wendover, Saint-Edmond-de-Grantham, Saint-Elphège, Saint-Eugène, Saint-François-du-Lac, Saint-Germain-de-Grantham, Saint-Guillaume, Saint-Lucien, Saint-Majorique-de-Grantham, Saint-Pie-de-Guire, Saint-Zéphirin-de-Courval, Sainte-Brigitte-des-Saults, Notre-Dame-du-Bon-Conseil et Wickham sont maintenant toutes visées par cette mesure.
L’interdiction vise notamment les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides. Cette mesure prévoit également que les animaux transportés illégalement ne pourront pas être réhabilités.
Québec rappelle que de déplacer un animal sauvage blessé, dérangeant ou qui semble orphelin peut contribuer à propager la rage dans des régions où elle est absente. En effet, un animal peut être porteur du virus sans montrer de symptômes pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Les citoyens sont donc invités à utiliser d’abord des moyens pour éloigner ces animaux. Si ces solutions ne fonctionnent pas, l’animal peut être abattu conformément à la réglementation, sans permis et même en dehors des saisons de chasse et de piégeage.
Depuis décembre 2024 et en date du 27 juillet dernier, 220 cas de rage du raton laveur ont été détectés au Québec. En 2026, deux opérations de vaccination par épandage d’appâts vaccinaux ont été planifiées ainsi que plusieurs opérations de vaccination de type « capturer-vacciner-relâcher » afin de ralentir la progression de la rage du raton laveur vers les centres urbains et périurbains.
Rappelons que la rage est une maladie contagieuse et mortelle qui peut affecter tous les mammifères, ce qui signifie qu’elle peut se transmettre d’un animal infecté à l’humain.