Dossier santé numérique : baisse des activités anticipée, mais Santé Québec assure « être prête »

La Presse Canadienne | 22 avril 2026 | 14:51
Photo d'une médecin à Calgary, le 14 juillet 2023. (LA PRESSE CANADIENNE/Jeff McIntosh)

Avec la collaboration de Louis-Philippe Harnois-Arel, mondrummond.com

Une baisse des activités cliniques est prévue dans les deux régions où le nouveau Dossier santé numérique (DSN) sera testé à compter du 9 mai, soit en Mauricie-Centre-du-Québec et dans le nord de l’île de Montréal. 

C’est ce qu’a indiqué Santé Québec dans une séance d’information technique, mercredi, pour répondre aux nombreuses inquiétudes de professionnels rapportées dans des médias concernant cet ambitieux virage numérique du réseau de la santé.  

La présidente du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, Adelaide De Melo, a expliqué qu’à partir du lundi 27 avril, les activités allaient baisser de 75 % par rapport au volume habituel, puis de 50 % à compter du 4 mai, pour deux semaines, avec une remontée à 75 % à compter du 18 mai et un retour à 100 % à compter du 25 mai. 

On assure toutefois que les activités urgentes ou «importantes», comme l’oncologie, ne subiront pas de baisse et que des mesures d’atténuation sont prévues. 

Santé Québec assure être prêtE

La vice-présidente aux technologies de l’information de Santé Québec, Erika Bially, a affirmé que l’agence est prête pour la mise en service du 9 mai et qu’elle n’a aucun intérêt à changer cette date. Santé Québec aurait même été prêt à lancer officiellement le DSN en août dernier, selon ce qu’elle a affirmé en séance d’information.

La date du 9 mai a été ciblée pour que les mesures de transitions ne coïncident pas avec la période estivale ou le temps des Fêtes, plus exigeantes pour le réseau.

La réduction anticipée de certaines opérations fait partie des préparations lors de projets de transformations majeurs, comme des déménagements, afin d’honorer tous les rendez-vous et de permettre aux professionnels de s’approprier le système, assure Santé Québec.

De plus, des visites auraient été devancées dans les derniers jours afin de pallier l’impact pendant cette période. Une réorientation des patients non urgents, de même qu’une collaboration avec les autres établissements sont prévues.

La PDG du CIUSSS de la Mauricie–Centre-du-Québec, Nathalie Petitclerc, précise qu’il n’y aura aucune réduction des lits en CHSLD ni pour les services en déficience intellectuelle et physique. Les services parents-enfants, de néonatalogie sont maintenus, de même que l’hémodialyse et l’oncologie.

Elle ajoute que ce virage permettrait à terme de simplifier les interactions pour les usagers.

Nathalie Petitclerc, PDG du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec

Une dizaine de mesures ont été répertoriées afin de protéger les données des patients et assurer la souveraineté numérique.

L’information est conservé dans des centres situés à Montréal et à Toronto, comme l’exigeait loi canadienne au moment de signer le contrat de 402 M$ avec le fournisseur Epic Systems.

Les dossiers doivent être chiffrés lorsqu’ils sont stockés et lors de leur circulation.

Érika Bially, vice-présidente aux technologies de l’information de Santé Québec

La vice-présidente aux technologies de l’information de Santé Québec, Erika Bially, précise que le système arrivant au Québec est déjà en utilisation dans 16 pays différents totalisant 317 millions d’usagers, et qu’il est d’ailleurs la solution provinciale établie pour l’Alberta.