Suppression temporaire des services de La Québécoise : confusion dans plusieurs municipalités de la région

Claude Marquis | 27 avril 2026 | 13:50
Autobus La Québécoise. (Photo site web La Québécoise)

Plusieurs municipalités de la région, toutes desservies par le service d’autobus interurbains La Québécoise, ont reçu, en avril, une missive de la Commission des Transports du Québec (CTQ) les avisant que l’entreprise avait fait une demande pour une « suppression totale temporaire de services » sur leur territoire, provoquant surprise et confusion dans la région.

monvicto.com a pu confirmer auprès des villes de Plessisville, Princeville, Victoriaville, ainsi que de la MRC de L’Érable, qu’elles ont toutes reçu cette lettre datée du 14 avril et intitulée « Demande concernant la suppression d’un service de transport par autobus sur votre territoire ».

La lettre, « très administrative et technique », ne mentionne que peu de détails sur la nature de cette demande, ce qui a provoqué beaucoup de confusion auprès des élus et, éventuellement, des usagers de ce service de transport interurbain.

Rejointe par monvicto.com, la CTQ confirme avoir reçu une demande des Autobus La Québécoise le 1er avril dernier en lien avec la « suppression totale temporaire de services ». La CTQ confirme également que cette demande a été faite « en raison du lock-out » qui sévit présentement au sein de l’entreprise. Il s’agit donc d’une suppression temporaire des services dans la région, le temps que le conflit de travail se règle.

Selon la demande formulée par les Autobus La Québécoise, et dont monvicto.com a obtenu copie, le service est interrompu dans plusieurs arrêts de la région « depuis le 30 mars 2026 [et ce,] pour une durée indéterminée. »

Soupir de soulagement du côté de Plessisville, la seule municipalité à avoir fait une sortie publique, en date d’aujourd’hui, pour dénoncer cette suppression de services.

« La Ville a officiellement signifié son opposition à une demande visant la suppression de certains services d’autobus sur son territoire. Les élus ont souligné l’importance de ces services pour plusieurs citoyens, notamment ceux ne disposant pas d’alternative de déplacement, et les impacts négatifs qu’une telle décision pourrait entraîner sur leur qualité de vie, » peut-on lire dans le bilan de la dernière séance du conseil de la municipalité qui a eu lieu lundi le 20 avril.

Rejoint au téléphone par monvicto.com, Marc Morin, le maire de Plessisville, s’est montré soulagé d’entendre que cette suppression d’arrêt ne se veut que temporaire, lui qui avait souligné les dommages collatéraux de ce retrait auprès des clientèles plus vulnérables de la communauté qui utilisent ce service d’autobus, notamment pour des rendez-vous médicaux importants dans les grands centres.

Le directeur général de la MRC de L’Érable, Raphaël Teyssier, avait également déploré cette annonce, soulignant le côté « flou » et « mal ficelé » de cette communication qui a créé énormément de confusion.

La Ville de Princeville, par la voix de sa directrice aux communications et relations avec les citoyens, Caroline Lelièvre, soutient que la Ville a « bien reçu l’information de la Commission des Transports du Québec et que le dossier est actuellement en analyse. Le conseil municipal doit être rencontré dans les prochains jours afin de compléter les échanges. »

De son côté, la Ville de Victoriaville confirme avoir également reçu la missive de la CTQ, mais n’était pas prête à commenter le dossier à ce point-ci.